a propos

HISTORIQUE

L’histoire de notre emblématique équipe débute au cours du XXe siècle sous le nom de Football Club Renaissance, fondé par Honoré Essabe.

Vers les années 1916, la pratique du football tardait à s’imposer en Afrique, et au Congo en particulier. À cette époque, le Congo Belge (actuelle RDC) était en plein essor industriel et attirait de nombreux étrangers.

Il créa deux clubs : US Léopoldville et Daring Faucon, avec pour objectif de promouvoir le football sur le territoire congolais et d’encadrer la jeunesse. Ces clubs virent le jour au début de l’année 1918.

Naissance du FC Renaissance

En 1935, des désaccords apparurent au sein de l’US Léopoldville. Honoré Essabe rassembla plusieurs membres influents, dont Raoul de Souza, Dr André Staub (consultant général de France), Ferdinand Essandja, Ondoka, Albert Bandele, Alexis Tshimanga, Hardy Gold Coast et Jean Mbuku, afin de contester la gestion du père Raphaël. Suite à cela, ils décidèrent de quitter l’US Léopoldville pour créer un nouveau club : le Football Club Renaissance. Ce nom symbolisait la renaissance du football kinois. Honoré Essabe fut nommé président, devenant ainsi le tout premier président du club.

Le FC Renaissance réalisa de bons résultats, que ce soit en championnat de Léopoldville — dont la première édition eut lieu en 1918 — ou en Coupe du Congo Belge, une compétition nationale créée en 1957.

L’US Léopoldville, qui avait remporté le premier championnat en 1918, continua de dominer jusqu’en 1937. Deux ans après sa création, le FC Renaissance remporta son premier titre dans le championnat local.

En 1935, des désaccords apparurent au sein de l’US Léopoldville. Honoré Essabe rassembla plusieurs membres influents, dont Raoul de Souza, Dr André Staub (consultant général de France), Ferdinand Essandja, Ondoka, Albert Bandele, Alexis Tshimanga, Hardy Gold Coast et Jean Mbuku, afin de contester la gestion du père Raphaël.

Suite à cela, ils décidèrent de quitter l’US Léopoldville pour créer un nouveau club : le Football Club Renaissance.

Ce nom symbolisait la renaissance du football kinois. Honoré Essabe fut nommé président, devenant ainsi le tout premier président du club.

Le FC Renaissance réalisa de bons résultats, que ce soit en championnat de Léopoldville — dont la première édition eut lieu en 1918 — ou en Coupe du Congo Belge, une compétition nationale créée en 1957. L’US Léopoldville, qui avait remporté le premier championnat en 1918, continua de dominer jusqu’en 1937. Deux ans après sa création, le FC Renaissance remporta son premier titre dans le championnat local. Autres appellations FC Renaissance (1935 – 1939) Le Football Club Renaissance est le tout premier nom de l’actuel AS Vita Club à sa fondation en 1936. Le club participait aux compétitions de l’Association Sportive Congolaise. Ce nom n’a duré que quatre ans. FC Diables Rouges (1939 – 1942) En 1939, le club changea d’identité pour devenir AS Diables Rouges. Ce changement s’accompagna d’un passage des couleurs bleu et jaune aux couleurs rouge et noir. Honoré Essabe était toujours à la tête du club. Sous ce nom, le club remporta son troisième titre de champion de Léopoldville en 1940. AS Victoria Club (1942 – 1971) En 1942, trois ans après le changement précédent, le comité dirigé par Honoré Essabe opta pour un nouveau nom : AS Victoria Club, en hommage à la reine portugaise Auguste Victoria. Le club adopta alors les couleurs verte et blanche. Cette nouvelle identité coïncida avec une montée en puissance du club, notamment un titre de champion en 1942, suivi d’une victoire historique contre le Daring Club Faucon (actuel DC Motema Pembe) sur le score de 6-1, le vendredi 26 avril 1945. De vert-blanc à vert-noir (1946) Les couleurs verte et blanche ne durèrent que quatre ans. En 1946, elles furent remplacées par les couleurs actuelles du club : vert et noir, aujourd’hui emblématiques de l’AS Vita Club. De 1950 à 1960 : les années sombres Durant cette décennie, le club connut une baisse de performance et ne remporta presque aucun titre. Seule exception : l’année 1957, où l’AS Victoria Club gagna le championnat de Léopoldville et se qualifia pour la première édition de la Coupe du Congo. Malheureusement, en finale de cette coupe, le club s’inclina lourdement (5-1) face au FC Saint-Éloi de Lubumbashi, équipe qui deviendra plus tard Saint-Éloi Lupopo. À cette époque, la Coupe du Congo était la seule compétition nationale, et représentait donc le championnat du Congo Belge. L’AS Victoria Club y rencontra de grandes difficultés, notamment face à des équipes puissantes comme l’AS Bilima. Victoria Club et l’histoire politique du Congo (1959) Le dimanche 4 janvier 1959, l’AS Victoria affronta l’AS Mikado, une équipe entièrement composée de joueurs belges. Le match se solda par une défaite 3-1 en faveur de Mikado. Ce résultat déclencha des troubles graves, qui entraînèrent l’annulation du meeting de l’ABAKO, dirigé par Joseph Kasa-Vubu, prévu au terrain YMCA dans le quartier Renkin. Ces émeutes causèrent 59 morts selon les sources coloniales, et 120 selon l’ABAKO. Ces événements jouèrent un rôle majeur dans l’élan vers l’indépendance, obtenue l’année suivante, en 1960. L’ère Franco Luambo (1967 – 1984) De 1967 à 1984, la légende de la musique congolaise Franco Luambo prit les rênes du club à trois reprises. Après une défaite en finale de la Coupe du Congo en 1967, Franco engagea un entraîneur brésilien, Thiago. Dès l’année suivante, l’équipe fut vice-championne du pays. Les années 70 : période de gloire Le dimanche 6 décembre 1979, l’AS Victoria Club affronta son rival Daring au stade Tata Raphaël. Le joueur Mbungu Tex inscrivit trois buts pour le Daring, et son coéquipier Raoul en marqua un autre, portant le score à 4-0. Mais en seconde période, l’AS Victoria revint au score avec des buts de Luyeye, Kibonge, Mayanga et Mayaula, auteur du célèbre « Nzombo le Soir ». AS Vita Club (1971 à aujourd’hui) Sous l’effet de la politique d’authenticité et de zaïrianisation imposée par le président Mobutu, le club fut contraint de changer de nom une nouvelle fois. Il abandonna Victoria Club pour devenir AS Vita Club, un nom tiré du mot kikongo Mvita, qui signifie « guerre ». Ce changement donna naissance aux surnoms : Guerriers, Combattants, Commandos, et à l’esprit « Nzombo le Soir », un cri de guerre signifiant : « Ne jamais abdiquer, aller arracher le succès jusqu’au bout, se battre jusqu’au dernier souffle, là où il y a la vie, il y a raison d’y croire. » Ce slogan motiva l’équipe à réaliser des performances historiques : Cinq doublés Coupe du Congo + Championnat national : 1971, 1972, 1973, 1974, 1975 Un sixième doublé en 1977, après une pause en 1976 Le club gagna aussi sa première et unique étoile africaine en Ligue des Champions de la CAF (appelée à l’époque Coupe des Clubs Champions), face à l’Asante Kotoko du Ghana : Victoire 3-0 au match retour le 16 décembre 1973 Après une défaite 4-2 à l’aller, le 25 novembre à Kumasi Le 17 décembre 1976, l’AS Vita Club devint officiellement un club omnisports, avec des sections en basket-ball, boxe, judo, handball, volley-ball, et karaté (aujourd’hui disparue). Un patrimoine à conserver et un avenir à façonner L’histoire de l’AS Vita Club est grande, écrite par la passion et la résilience. De ses débuts modestes à ses titres sur les scènes nationale et continentale, le club s’inscrit dans le panthéon du football et du sport africain en général. Cette histoire de légende n’est pas seulement à contempler : c’est un héritage vivant et une responsabilité collective qui appelle toute la communauté du club, dirigeants, joueurs et supporters à œuvrer à l’unisson pour continuer à le sublimer. Aujourd’hui, le club poursuit un travail de fond : la modernisation de sa structure, notamment les infrastructures pour renforcer les performances de ses différentes équipes (football, basket-ball, hand-ball, volleyball, judo et boxe). Les défis sont grands, mais notre ADN fait de passion, de résilience et d’unité va nous conduire à bon port. Nous prêts à écrire les prochains chapitres d’une épopée qui dépasse le terrain. Nzombo le soir, une légende vivante C’est un état d’esprit. Nzombo le soir est une légende vivante. Inspirée de la nature, elle rappelle la caractéristique de l’anguille (Nzombo en Lingala), un animal qui chasse ses proies aux heures du soir ou de la nuit. Il symbolise la ruse et la patience. Nzombo le soir désigne donc l’habilité que possède le club à achever ses adversaires dans les ultimes minutes de la rencontre. C’est devenu la marque de fabrique du club. Et comme une incantation, elle est souvent appelée par les supporters quand une rencontre tend vers la fin et que leur équipe est en difficulté. Cette expression, cette légende est le reflet de notre résilience. Peu importe les temps de difficulté dans une rencontre, une compétition, l’heure du Nzombo va finir et tout va rentrer dans l’ordre. Quelques chiffres 11 Au cours de la saison 2021-2022, nous avons enregistré onze victoires consécutives, soit toute la phase retour des play-offs. Tous les adversaires étaient tombés dans ce qu’on a appelé « opération 33 points ». 18 À l’issue des play-offs d’Illicocash Ligue 1 2024-2025, l’AS Vita Club n’a glané que dix-huit points en dix-huit matchs disputés. 487 Un record inégalé. Quatre cent quatre-vingt-sept, c’est le nombre de rencontres disputées par le légendaire Nelson Lukong Bongaman. Il est le joueur le plus capé de Vita Club. 1971 Le palmarès prolifique du club commence ici. En 1971, l’équipe remporte ses deux premiers titres : la Coupe du Zaïre et le championnat. 1973 En 1973, l’Association Sportive Vita Club remporte son unique trophée continental à ce jour : la Coupe d’Afrique des clubs champions, rebaptisée Ligue des Champions. 2024 L’année au cours de laquelle nous avons remporté notre dernier trophée en date. En juin 2024, Vita a soulevé le trophée de la 58ᵉ édition de la Coupe du Congo.
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